DE WIRTEMBERG.
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le sache par cœur , mieux qu’un Ambassadeur ne doit savoirses instructions. Mais ce qui est plus important encore , c’estqu’elle soit parfaitement convaincue qu’il n’y a point d’autreroute pour aller au but qu’on lui marque , 6c par conséquentau sien.
II ne faut pas pour cela lui donner d’abord le mémoire. II-faut lui dire premièrement ce que vous voulez faire ; lui mon-trer l’état de corps 6c d’ame où vous exigez qu’elle mettevotre enfant. Là-dessus toute dispute ou objection de fa partest inutile : vous n’avez point de raisons à lui rendre de votrevolonté. Mais il faut lui prouver que la chose est faisable, ôcqu’elle ne l’est que par les moyens que vous proposez : c’est surcela qu’il faut beaucoup raisonner avec elle ; il faut lui direvos raisons clairement, simplement, au long, en termes à faportée. II faut écouter ses réponses, ses scntimens, ses ob-jections , les discuter à loisir ensemble , non pas tant pources objections mêmes , qui probablement seront superficielles,que pour saisir l’occasion de bien lire dans son esprit, de labien convaincre que les moyens que vous indiquez font lesseuls propres à réussir. II faut s’assurer que de tout point elleest convaincue , non en paroles mais intérieurement. Alorsseulement il faut lui donner le mémoire , le lire avec elle,l’examiner, Véclaircir , le corriger, peut-être, 6c s’assurer qu’ellel’entend parfaitement.
II surviendra souvent durant l’éducation des circonstancesimprévues : souvent les choses prescrites ne tourneront pascomme on avoir cru : les élémens nécessaires pour résoudreles problèmes moraux font en très-grand nombre , & un seulPieces diverses. V