'LETTRE A U PRINCE
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„ défauts ou des vices que notre enfant pourroit contracter.55 Nous avons pour cela de grandes précautions à prendre :a voici celles qui vous regardent, & auxquelles j’espere que35 vous vous prêterez en honnêtes gens , dont les premiers-, devoirs font d’aider à remplir ceux de leurs maîtres
Après f énoncé de la réglé dont vous prescrivez ^observationvous ajoutez que ceux qui seront exacts à la suivre peuventcompter sur votre bienveillance ôc même sur vos bienfaits.{í Mais je vous déclare en même tems, poursuivez-vous d’une„ voix plus haute ; que, quiconque y aura manqué une feule,, fois, ôc en quoi que ce puisse être , fera chassé fur le champ,, & perdra ses gages. Comme c’est-là la condition fous la-„ quelle je vous garde, ôc que je vous en préviens tous ; ceux„ qui n’y veulent pas acquiescer, peuvent sortir1 Des réglés si peu gênantes, ne feront sortir que ceux quiseroient sortis fans cela, ainsi vous ne perdez rien à leur met-tre le marché à la main, de vous leur en imposez beaucoup.Peut-être au commencement, quelque étourdi en sera-t-il la,victime, ôc il faut qu’il le soit. Fût-ce le Maítre-d’Hótel, s’il11’est chassé comme un coquin , tout est manqué. Mais s’ilsvoient une fois que c’est tout de ben & qu’on les surveille ,on aura désormais peu besoin de les surveiller.
Mille petits moyens relatifs naissent de ceux-là ; mais il neFaut pas tout dire, ôc ce mémoire est déjà trop long. Pajcu-rerai seulement un avis très-important ôc propre à couper coursau mal qu’on n’aura pu prévenir. C’est d’examiner toujoursl’enfant avec le plus grand foin, & de suivre attentivementles progrès de son corps ôc de son cœur. S’il se fait quelque