LETTRES
ic?4
considérable par ion mérite personnel &c par sa grande nais-sance , considérée principalement en Lorraine comme étantl’une des grandes Maisons de ce pays-là, & à la cour du Roide Pologne où elle avoit beaucoup d’amis, à commencer parle Roi même ; il me parut que tout le monde étoit choqué decétte imprudence, que l’on appelloit impudence. Voilà ce que j’ensavois quand je reçus une lettre du Comte de Tressan, qui enoccasionna d’autres , dont je n’ai jamais parlé à personne, maisdont je crois vous devoir envoyer copie fous le secret, ainsique de mes réponses ; car quelque indifférence que j’aye pourles jugemens du Public, je ne veux pas qu’ils abusent mesvrais amis. Je n’ai jamais eu fur le cœur la moindre chose contreM. Paliffot, mais je doute qu’il me pardonne aisément le ser-vice que je lui ai rendu.
Bonjour, mon bon & cher Concitoyen ; soyons toujoursgens de bien, & laissons bavarder les hommes. Si nous voulonsvivre en paix, il faut que cette paix vienne de nous-mêmes*
t