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LETTRES
soit plus question d’une bagatelle qui a déjà fait plus de bruit
& donné plus de chagrin à M. Palissot, que l’affaire ne le méri-
toit. Qu’aurons-nous fait pour lui, íì le pardon lui coûte austi
cher que la peine ?
Permettez-moi de ne point répondre aux extrêmes louangesdont vous m’honorez ; ce font des leçons féveres dont je feraimon profit ; car je n’ignore pas, & cette lettre en fait foi,qu’on loue avec sobriété ceux qu’on estime parfaitement. Mais,Monsieur, il faut renvoyer ces éclaircistemens à nos entrevues ;j'attends avec empressement le plaisir que vous me promettez,& vous verrez que de maniéré ou d’autre, vous ne me louerezplus , lorsque nous nous connoítrons,
Je fuis avec respect, &c.
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DE M. LE COMTE
DE TRESSA N.
Lune ville ce 11 Janvier 17^6.
VOus ferez obéi, Monsieur; il est bien juste que vous jouis-
siez de l’empire que vous vous acquérez fur les esprits. Je vousavoue, cependant, que j’aurois encore balancé à vous accordertout pour M. Palissot, fans une lettre que j'ai reçue de Paris enmême tems que celle que vous m’avez fait l’honneur dem’écrire.
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