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Tome douzième.
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DIVERSES.

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Je n’ai point eu occasion d’exécuter votre commisiìon auprès*de M. d’Alembert. Comme nous ne nous sommes jamaisbeaucoup vus, nous ne nous écrivons point ; &, confiné dansma solitude, je n’ai conservé nulle espece de relation avecParis ; j'en fuis comme à l’autre bout de la terre , & nefais pas plus ce qui s’/ passe qu’à Pékin. Au reste, si l’ajrticledont vous me parlez est indiscret & répréhensible , il n’eítassurément pas offensant. Cepeíidant, s’il peut nuire à votreCorps, peut-être fera-t-on bien d’y répondre, quoi qu’à vousdire le vrai, j’aye un peu d’aversion pour les détails où celapeut entraîner, & qu’en général je n’aìme gueres , qu’enmatière de foi l’on assujettisse la conscience à des formules*J’ai de la religion, mon ami, & bien m’en prend ; je necrois pas qu’homme au monde en ait autant besoin que moi»J’ai passé ma vie parmi les incrédules, fans me laisser ébranler;les aimant, les estimant beaucoup , fans pouvoir souffrir leurdoctrine. Je leur ai toujours dit que je ne les savois pascombattre , mais que je ne voulois pas les croire ; la philoso-phie n’ayant sur ces matières ni fond ni rive, manquantd’idées primitives & de principes élémentaires, n’est qu’unemer d’incertitudes & cìe doutes , dont le Métaphysicien ne setire jamais. J’ai donc laissé là la raison , & j’ai consulté lanature , c’est-à-dire, le sentiment intérieur qui dirige macroyance, indépendamment de ma raison. Je leur ai laisséarranger leurs chances, leurs forts, leur mouvement néces-saire; &, tandis qu’lls bâtissoient le monde à coups de dezy!j’y voyois, moi, cette unité d’intentions qui me faisoit voir,en dépit d’eux, un principe unique; touc comme s’ils m’a~