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Tome douzième.
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DIVERSES.

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cœur, íie m’as - tu pas enrichi ? Que fait tout le reste auxmaux du corps ôc aux soucis de Famé ? Ce dont fai faim ,c’est d’un ami ; je ne comtois point d’autre besoin auquel jene suffise moi - même. La pauvreté ne m’a jamais fait demal ; soit dit pour vous tranquilliser là-dessus une fois pourtoutes.

Nous sommes d’accord fur tant de choses , que ce n’estpas la peine de nous disputer sur le reste. Je vous l’ai ditbien des fois ; nul homme au monde ne respecte plus quemoi FEvangile , à st, à mon gré, le plus sublime de tousles livres ; quand tous les autres m’ennuient, je reprends tou-jours celui-là avec un nouveau plaisir., & quand toutes lesconsolations humaines m’ont manqué, jamais je n’ai recouruvainement aux siennes. Mais enfin à st un livre , un livreignoré des trois quarts du monde , croirai -je qu’un Scythe ouun Africain , soient moins chers au Pere commun que vous&c moi, <Sc pourquoi croirai-je qu’il leur ait ôté plutôt qu’ànous, les ressources pour le connoître ? Non, mon digneami ; ce n’est point fur quelques feuilles éparses qu’il faut allerchercher la loi de Dieu, mais dans le cœur de l’homme, oùfa main daigna f écrire. O homme , qui que tu fois , rentre entoi-même , apprends à consulter ta conscience Sc tes facultésnaturelles ; tu feras juste , bon , vertueux , tu t’inclineras de-vant ton maître, & tu participeras dans son ciel à un bon-heur éternel. Je ne me fie là-dessus ni à ma raison ni à celled’autrui, mais je sens à la paix de mon ame , Sc au plaisirque je sens à vivre & penser sous les yeux du grand Etre,que je ne m’abuse point dans les jugemens que je fais de lui,Pieccs diverses, E e