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Tome douzième.
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diverses:

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^entreprendre ce voyage, je ne mourrois point fans vousembrasser encore une fois !

Je n’ai jamais prétendu justifier les innombrables défautsde la nouvelle Héloïse ; je trouve que l’on l’a reçue trop favo-rablement, & dans,les jugemens du public, j’ai bien moins à'me plaindre de fa rigueur qu’à me louer de son indulgence smais vos griefs contre Wolmar me prouvent que j’ai maírempli l’objet du livre, ou que vous ne l’avez pas bien saisi.Cet objet étoit de rapprocher les partis opposes, par une esti-me réciproque ; d’apprendre aux Philosophes , qu’on peutcroire en Dieu fans être hypocrite , & aux Croyans , qu’onpeut être incrédule fans être un coquin. Julie , dévote, estune leçon pour les Philosophes , &c Wolmar , athée, en estune pour les intolérans. Voilà le vrai but du livre. C’est à vousde voir si je m’en fuis écarté. Vous me reprochez de n’avoirpas fait changer de système à Wolmar , fur la fin du Romansmais, mon cher Vernes, vous n’avez pas lu cette fin ; car faconversion y est indiquée avec une clarté qui ne pouvoit souf-frir un plus grand développement, fans vouloir faire une ca-pucinade.

Adieu, cher Vernes ; je saisis un intervalle de mieux pourvous écrire. Je vous prie d’informer de ce mieux ceux de vosamis qui pensent à moi, & entr’autres, Messieurs Moultou &Roustan , que j'embrasse de tout mon cœur ainsi que vous.