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Tome douzième.
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DIVERSES.

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à les rendre hargneux que bons. Guides par leur Clergé ilsépilogueront fur lé dogme, mais pour la morale ils ne faveurce que c’est ; car quoiqu’ils parlent beaucoup de charité, cellequ’ils ont n’est assurément pas l’amour du prochain, c’estseulement l’affeclation de donner l’aumône. Un chrétien poureux ess un homme qui va au prêche tous les Dimanches ,quoiqu’il fasse dans Fintervalle, il réimporte pas. Leurs Minis-tres qui fe font acquis un grand crédit fur le peuple tandisque leurs Princes étoient catholiques, voudroient conserverce crédit en se mêlant de tout, en chicanant sur tout, enétendant à tout la jurisdiccion de l’Eglise; ils ne voient pasque leur tems est passé. Cependant ils viennent encore d "ex-citer dans l’Etat une fermentation qui achevera de les perdre.L’importante affaire dont il s’agissoit étoit de savoir si lespeines des damnés étoient éternelles. Vous auriez peine à croireavec quelle chaleur cette dispute a été agitée ; celle du Jan-sénisme en France n’en a pas approché. Tous les Corps assem-blés , les peuples prêts à prendre les armes, Ministres desti-tués , Magistrats interdits , tout marquoit les approches cPuneguerre civile , & cette affaire n’est pas tellement finie qu’elîene puisse laisser de longs souvenirs. Quand ils se seroient tousarrangés pour aller en enfer, ils n’auroient pas plus de soucide ce qui s’y passe.

Voilà les principales remarques que j'ai faites jusqu’ici surles gens du pays où je fuis. Elles vous paroxtroient peut-êtreun peu dures pour un homme qui parle de ses hôtes , si jevous laissois ignorer que je ne leur fuis redevable d'aucunehospitalité. Ce n’est point à Messieurs de Neufchâtel que jePieces diverses. P p