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Zro
LETTRES
donné pour tel :,je ne le fus , ni ne le fuis, ni ne veux l’étre.Peut-on forcer un homme à mériter malgré lui, un titre qu’ilne veut pas porter ? Je fais qu’il n’eíl permis qu’aux philoso-phes de parler philosophie ; mais il est: permis à tout hommede parler de la philosophie ; & je n’ai rien fait de plus. J’aibien auíïì parlé quelquefois de la danse , quoique je ne foispas danseur ; & íi j’en ai parlé même avec trop de zele àvotre avis, mon excuse est que j'aime la danse , au lieu queje n’aime point du tout la philosophie. J’ai pourtant eu rare-ment la précaution que vous me prescrivez, de danser avecles filles, pour éviter la tentation. Mais j’ai eu souvent l’audacede courir le risque tout entier, en osant les voir danser sansdanser moi-même. Ma seule précaution a été de me livrermoins aux impressions des objets, qu’aux réflexions qu’ils meíaisoient naître, & de rêver quelquefois, pour n’être passéduit. Je suis fâché, mon cher Monsieur, que mes rêveriesaient eu le malheur de vous déplaire. Je vous assure que celie fut jamais mon intention ; & je vous salue de tout mon cœur.
M-
LETTRE
A M. D E* * *.
Motiers le 6 Mars 176;.
J’ Aï eu, Monsieur, imprudence de lire le mandement queM. l’Archevêque de Paris a donné contre mon livre, la foi-blesse d’y répondre, & l’étourderie d’envoyer aussi - tôt cette
réponse