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Tome douzième.
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DIVERSES.

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disgrâces. II en coûte ÍI peu d’accabler les malheureux , qu’ortest presque toujours disposé à leur faire un crime de leurmalhèur.

Vous dites que vous ne comprenez rien à ma démarche relle est pourtant aussi claire que la triste nécessité qui m’y a ré-duit. Flétri publiquement dans ma patrie , fans que personneait réclamé contre cette flétrissure ; après dix mois d’attente,j’ai dû prendre le seul parti propre à conserver mon honneursì cruellement offensé. C’est avec la plus vive douleur que jem’y fuis déterminé : mais que pouvois - je faire ? Demeurervolontairement membre de l’Etat après ce qui s’étoit passé ,n’étoit-ce pas consentir à mon déshonneur ?

Je ne comprends point comment vous m’osez demander ceque m’a fait la Patrie. Un homme aussi éclairé que vous,ignore-t-il que toute démarche publique faite par le Magistrat,est censée faste par tout PEtat, lors qu’aucun de ceux qui ontdroit de la désavouer, ne la désavoue. Quand le Gouvernementparle, &c que tous les Citoyens se taisent, apprenez que laPatrie a parlé.

Je ne dois pas seulement compte de moi aux Genevois, jele dois encore à moi-même, au public dont j’ai le malheurd’être connu, & à la postérité de qui je le ferai peut-être. Sij’étois assez sot pour vouloir persuader au reste de PEurope,que les Genevois ont désapprouvé la procédure de leurs Ma-gistrats , ne s’y moqueroit - on pas de moi ? Ne savons-nouspas , me diroit-on , que la Bourgeoisie a droit de faire des re-présentations , dans toutes les occasions où elle croit les loixlésées Lc où elle improuvela conduite des Magistrats ? Qu’a-t-elle

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