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Tome douzième.
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LETTRES

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Sou venez-vous, Monsieur, que c’est malgré moi que je fuisréduit à vous répondre fur ce ton. La vérité dans cette occa-sion n’en a pas deux. Si vous m’attaquiez moins durement,je ne chercherois qu’à verser mes peines dans votre sein. Votreamitié me fera toujours çhere ; je me ferai toujours un devoirde la cultiver; mais je vous conjure en m’écrivant, de ne pasme la rendre si cruelle, 6c de mieux consulter votre bon cœur.Je vous embrasse de tout le mien.

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LETTRE

A M. ROUSSEAU SON COUSIN.

Juillet 176J.

TJ N e absence de quelques jours m’a empêché, mon très-cher Cousin, de répondre plutôt à votre lettre , 6c de vousmarquer mon regret fur la perte de mon cousin votre pere.II a vécu en homme d’honneur, il a supporté la vieillesse aveccourage, 6c il est mort en Chrétien. Une carrière ainsi passéeest digne d’envie, puiísions-nous, mon cher Cousin, vivre 6cmourir comme lui !

Quant à ce que vous me marquez des représentations quiont été faites à mon sujet, 6c auxquelles vous avez concouru;jp reconnois, mon cher Cousin , dans cette démarche le zeled’un bon parent 6c d’un digne citoyen ; mais j’ajouterai qu’ayantété faites à mon infçu, 6c dans un tems où eheh ^re pouvoientpjus produire aucun effet utile, il eût peut-être été mieux

qu’elles

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