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Tome douzième.
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DIVERSES.

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des choses dont vous ne doutiez pas. Ces doutes mêmes , àmesure qu’ils croissent, vous rendent tranquille : vous vous yreposez comme sur un oreiller de paresse ! Tout cela m’effrayeroitbeaucoup pour vous , íì vos grands scrupules ne me rassu-roient. Ces scrupules font aïïurément respectables comme fon-dés fur la vertu ; mais l’obligation d’avoir de la vertu, fur quoila fondez-vous ? II seroit bon de savoir si vous êtes bien décidéfur ce point. Si vous l’êtes, je me rassure ; je ne vous trouveplus si sceptique que vous affectez de l’être ; & quand on estbien décidé fur les principes de ses devoirs , le reste n’est pasune si grande affaire. Mais si vous ne Fêtes pas, vos inquié-tudes me semblent peu raisonnées. Quand on est si tranquilledans le doute de ses devoirs , pourquoi tant s’affecter du partiqu’ils nous imposent.

Votre délicatesse sur Fétat ecclésiastique est sublime ou pué-rile , selon le degré de vertu que vous avez atteint. Cette déli-catesse est lans doute un devoir pour quiconque remplit tousles autres ; &, qui n’est faux ni menteur en rien dans ce monde,ne doit pas l’être même en cela. Mais je ne connois que So-crate & vous à qui la raison pût passer un tel scrupule : car ànous autres hommes vulgaires, il seroit impertinent &c Vain d’enoser avoir un pareil. II n’y a pas un de nous qui ne s’écartede la vérité cent fois le jour dans le commerce des hommesen choses claires, importantes & souvent préjudiciables , ôcdans un point de pure spéculation dans lequel nul ne voit cequi est vrai ou faux, & qui n’importe ni à Dieu ni aux hom-mes, nous nous ferions un crime de condescendre aux pré-jugés de nos freres, & de dire oui où nul n’est en droit de

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