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Tome douzième.
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DIVERSES.

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assez vil pour insulter aux malheureux? Eh! íì j’oubliois leségards qui leur font dus, de qui pourroient-ils en attendre?Que m’importe, enfin, le fort des Jésuites, quel qu’il puisseêtre ? Leurs ennemis fe font-ils montrés pour moi plus to-lérans qu’eux ? La triste vérité délaissée est-elle plus çhere auxuns qu’aux autres ? & soit qu’il s triomphent ou qu’ils succom-bent, en serai-je moins persécuté? D’ailleurs, pour peu qu’onlise attentivement cette lettre, qui ne sentira pas comme vousque je n’en fuis point l’Auteur ? Les mal-adresses y font entas-sées : elle est datée de Neufchâtel où je n’ai pas mis le pied ;on y emploie la formule du très - humble serviteur , dont jen’use avec personne ; on m’y fait prendre le titre de Citoyende Geneve, auquel j’ai renoncé : tout en commençant on s’é-chauffe pour M. de Voltaire , le plus ardent, le plus adroit demes persécuteurs , &c qui se passe bien, je crois, d’un défen-seur tel que moi : on affecte quelques imitations de mes phra-ses , & ces imitations fe démentent l’instant après ; le style dela lettre peut être meilleur que le mien , mais enfin ce n’estpas le mien : on m’y prête des expressions basses ; on m’y faitdire des grossièretés qu’on ne trouvera certainement dans au-cun de mes écrits : on m’y fait dire vous à Dieu ; usage queje ne blâme pas, mais qui n’est pas le nôtre. Pour me sup-poser l’Auteur de cette lettre, il faut supposer aussi que j’aivoulu me déguiser. II n’y faîloit donc pas mettre mon nom,ôc alors on auroit pu persuader aux sots qu’elle étoit de moi.

Telles font, Monsieur, les armes dignes de mes adversairesdont ils achevent de m’accabler. Non contens de m’outragerdans mes ouvrages , ils prennent le parti plus cruel encore de

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