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Tome douzième.
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DIVERSES.

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Voici pis. L’effet naturel de cette conduite a été de vousbrouiller avec Madame votre mere. Je vois , fans que vous mele montriez, le fil de tout cela ; & quand il n’y auroit que ceque vous me dites, à quoi bon aller effaroucher la consciencetranquille d’une mere , en lui montrant, sans ,,'ceffité , dessentimens différens des siens? II falloit, Monsieur, garder cessentimens au-dedans de vous pour la réglé de votre conduite ;êc leur premier effet devoir être de vous faire endurer avecpatience les tracasseries de vos prêtres, & de ne pas changerces tracasseries en persécutions, en voulant secouer hautementle joug de la Religion où vous étiez né. Je pense si peu commevous sur cet article, que quoique le Clergé protestant me fasseune guerre ouverte, & que je sois fort éloigné de penser commelui sur tous les points , je n’en demeure pas moins sincère-ment uni à la communion de notre Eglise, bien résolu d’y vivre& d’y mourir, s’il dépend de moi. Car il est très-consolantpour un croyant affligé, de rester en communauté de culte avecses freres, & de servir Dieu conjointement avec eux. Je vousdirai plus , & je vous déclare que si j’étois né Catholique, jedemeurerons Catholique , sachant bien que votre Eglise metun frein très - salutaire aux écarts de la raison humaine, quine trouve ni fond ni rive , quand elle veut sonder l’abyme deschoses ; & je fuis si convaincu de Futilité de ce frein, que jem’en fuis moi-même imposé un semblable , en me prescrivant ,pour le reste de ma vie , des réglés de foi dont je ne me per-mets plus de sortir. Aussi je vous jure que je ne fuis tranquilleque depuis ce tems-là, bien convaincu que fans cette précau-tion , je ne Faurois été de ma vie, Je vous parle , Monsieur,

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