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Tome douzième.
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DIVERSES.

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gueurs 11 e laissent pas de m’embarrasser ; car je n’ai plus rienà faire ici. Le dégoût de toutes choses me livre toujours plusà Pindolence , 6c à Poisiveté. Les maux physiques me donnentseuls un peu d’activité. Le séjour que j’habite , quoiqu’assezsain pour les autres hommes, est pernicieux pour mon état ;ce qui fait que pour me dérober aux injures de Pair 6c à l’im-portunité des désœuvrés , je vais, errant par le pays durant labelle saison ; mais aux approches de Phiver qui est ici très-rude 6c très-long, il faut revenir 6c souffrir. II y a long-temsque je cherche à déloger ; mais où aller ? Comment m’a r ran-ger ? J’ai tout à la fois Pembarras de Pindigence 6c celui desrichesses ; toute espece de soin m’effraye ; le transport de mesguenilles 6c de mes livres par ces montagnes est pénible 6ccoûteux : c’est bien la peine de déloger de ma maison , danSPattente de déloger bientôt de mon corps ! Au lieu que res-tant où je fuis, j’ai des journées délicieuses, errant fans souci,fans projet, fans affaires, de bois en bois 6c de rochers enrochers , rêvant toujours 6c ne pensant point. Je donneroistout au monde pour savoir la botanique ; c’est la véritable occu-pation d’un corps ambulant, 6c d’un esprit paresseux ; je nerépondrois pas que je n’eusse la folie d’essayer de l’apprendre ,si je favois par où commencer. Quant à ma situation du côtédes ressources, n’en soyez point en peine ; le nécessaire, mêmeabondant, ne m’a point manqué jusqu’ici, 6c probablementne me manquera pas si-tôt. Loin de vous gronder de vosoffres, Madame , je vous en remercie ; mais vous convien-drez qu’elles feraient mal placées si je m’en prévalois avantle besoin.

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Fsf *