LETTRES
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Ceci contient en général les instructions nécessaires ; maisles unes veulent être détaillées ; il suffit de dire les autres som-mairement. En général, tout ce qui fait le mieux çonnoítre legénie national ne sauroit être trop expliqué. Souvent un trait,un mot, une action dit plus que tout un livre ; mais il vautmieux trop que pas assez.
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LETTRE
A U MÊME.
Motiers-Travers le 24 Mars 176ç-
Je vois, Monsieur, que vous ignorez dans quel gouffre denouveaux malheurs je me trouve englouti. Depuis votre pénul-tième lettre on ne m’a pas laissé reprendre haleine un instant.J’ai reçu votre premier envoi fins pouvoir presque y jetter ksyeux. Quant à celui de Perpignan, je n’en ai pas ouï parler.Cent fois j’ai voulu vous écrire , mais l’agitation continuelle 4toutes les souffrances du corps 6c de l’esprit, l’accablement demes propres affaires , ne m’ont pas permis de songer aux vô-tres. J’attendois un moment d’intervaîle ; il ne vient point, ilne viendra point, & dans l’instant même où je vous réponds Tje sois, malgré mon état, dans le risque de ne pouvoir finirma lettre ici.
11 est inutile, Monsieur, que vous comptiez fur le travailque j’avois entrepris , il m’eût été trop doux de m’occuperd’une si glorieuse tâche : cette consolation m’est ôtée 1 mon