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Tome douzième.
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DIVERSES.

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ion tour les rieurs aux dépens du nôtre. Malheur aux oppri-més , íur-tout quand ils le font injustement; car alors ils n’ontpas même le droit de se plaindre, & je ne serois pas étonnéqu’on me fit pendre , uniquement pour avoir dit & prouvé queje ne méritois pas d’être décrété. Je pressens le contre-coupde cette défense en ce pays. Je vois d’avance le parti qu’en vonttirer mes implacables ennemis , &. fur-tout ipse doli sabrìcatorEpeus,

J’ai toujours le projet de faire enfin moi-même un recueilde mes écrits, dans lequel je pourrai faire entrer quelqueschiffons qui font encore en manuscrits, &c entr’autres le petitconte dont vous parlez, puisque vous jugez qu’il en vaut lapeine. Mais outre que cette entreprise m’effraye, sur-tout dansl’état où je fuis, je ne fais pas trop où la faire. En France iln’y faut pas songer. La Hollande cil trop loin de moi. LesLibraires de ce pays n’ont pas cl’assez vastes débouchés pourcette entreprise ; les profits en feroient peu de chose ; & jevous avoue que je n’y songe, que pour me procurer du paindurant le reste de mes malheureux jours, ne me sentant plusen état d’en gagner. Quant aux mémoires de ma vie dontvous parlez , ils font très-difficiles à faire fans compromettrepersonne ; pour y songer il faut plus de tranquillité qu’on nem’en laisse, & que je n’en aurai probablement jamais ; fije vis toutefois, je n’y renonce pas ; vous avez toute ma con-fiance , mais vous sentez qu’il y a des choses qui ne se disentpas de íi loin.

Mes courses dans nos montagnes íi riches en plantes, m’ontdonné du goût pour la botanique; cette occupation convientPieces diverses. I i i

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