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Tome douzième.
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LETTRES

sans avoir besoin de souscription,.& c’est d’ailleurs une voie àlaquelle je ne consentirai jamais par de très-bonnes raisons ,trop longues à détailler dans une lettre.

En combinant toutes les parties de Pentreprise , 6c suppo-sant un plein succès, j'estime qu’elle doit donner un profit netde cent mille francs. Pour aller d’abord au rabais, réduisons-le à cinquante. Je crois que fans être déraisonnable , je puisporter mes prétentions au quart de cette somme, d’autant plusque cette entreprise demande de ma part un travail assidu detrois ou quatre ans, qui fans doute achevera de m’épuiser, 6cme coûtera plus de peine à préparer 6c revoir mes feuilles, queje n’en eus à les composer.

Sur cette considération, 6c laissant à part celle du profit,pour ne songer q ira mes besoins, je vois que ma dépense or-naire depuis vingt ans, a été l’un dans l’autre de soixante louispar an. Cette dépense deviendra moindre , lors qu’absolumentséquestré du public, je ne serai plus accablé de ports de let-tres 6c de visites qui, par la loi de l’hospitalité , me forcentd’avoir une table pour les survenans.

Je pars de ce petit calcul, pour fixer ce qui m’est nécessairepour vivre en paix le reste de mes jours, fans manger le painde personne ; résolution formée depuis long-tems, 6c dont quoiqu’il arrive, je ne me départirai jamais.

Je compte pour ma part, fur un fonds de dix à douze millelivres , 6c j'aime mieux ne pas faire Pentreprise s'il faut meréduire à moins, parce qu’il n’y a que le repos du reste de mesjours que je veuille acheter par quatre ans d’esclavage.

Si ccs Messieurs peuvent me faire cette somme, mon dessein

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