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LETTRES
être d’entreprendre cette affaire à quelque prix que ce soit ;comme tout le risque demeure de leur côté , il doit être com-pensé par les avantages. Faites Paccord dans cet esprit, &soyez sûr que de ma part il sera ratifié.
Je vous vois avec plaisir prendre cette peine. Voilà, Monsieur^le seul compliment que je vous ferai jamais,
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LETTRE
A M. DE MONTMOLLIN.
En lui envoyant les Lettre écrites de la Montagne.
Le 2Z Décembre 1764.
PLaignez-moi, Monsieur, d’aimer tant la paix, & d’avoirtoujours la guerre. Je n’ai pu refuser à mes anciens Compa-triotes de prendre leur défense comme ils avoient pris lamienne. C’est ce que je ne pouvois faire fans repousser lesoutrages dont , par la plus noire ingratitude , les Ministresde Geneve ont eu la bassesse de m’accabler dans mes mal-heurs , & qu’ils ont osé porter jusques dans la Chaire sa-crée. Puisqu’ils aiment si fort la guerre , ils Paîtront ; & aprèsmille agressions de leur part, voici mon premier acte d’hof-tilité , dans lequel toutefois je défends une de leurs plusgrandes prérogatives , qu’iîs fe laissent lâchement enlever ;çar pour insulter à leur aise au malheureux ils rampent vo-lontiers fous la tyrannie, La querelle au reste est tout-à-fait
personnelle