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Tome douzième.
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LETTRES

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vous en correspondance , & pour un objet si respectable, jesens du plaisir à la prévenir.

Une autre idée me fait livrer à mon zele avec confiance.'Les devoirs de M. le Comte de * * *. rappelleront quelque-fois loin de vous. Je rends trop de justice à vos sentimensnobles pour douter que si le charme de votre présence luifàisoit oublier ces devoirs, vous ne les lui rappellaísiez vous-même avec courage. Comme un amour fondé fur la vertu peutfans danger braver Fabscnce, il n’a rien de la mollesle du vice,il fe renforce par les sacrifices qui lui coûtent, ôc dont il s’ho-nore à ses propres yeux. Que vous êtes heureuse, Madame,d’avoir un mérite qui vous met au-dessus des craintes , ôc unépoux qui fait si bien en sentir le prix ! Plus il aura de compa-raisons à faire, plus il s’applaudira de son bonheur.

Dans ces intervalles vous passerez un tems très-doux, àvous occuper de lui, des chers gages de fa tendresse, à lui enparler dans vos lettres , à en parler à ceux qui prennent partà votre union. Dans ce nombre oserois - je , Madame, mecompter auprès de vous pour quelque chose. J’en ai le droitpar mes sentimens ; essayez si j'entend s les vôtres, si je sensvos inquiétudes , si quelquefois je puis les calmer. Je ne meflatte pas d’adoucir vos peines , mais c’est quelque chose queles partager, & voilà ce que je ferai de tout mon cœur. Re-cevez, Madame, je vous supplie , les assurances de mon respect,

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