DIVERSES.
45$è
puisse le lieu de mon refuge être auffi celui de mes attache-mens ! Mon cœur est bon, il est ouvert à tout ce qui lui res-semble , il n’a besoin, j’en suis très-sûr, que ' d’être connupour être aimé. II reste après la santé trois biens qui rendentfa perte plus supportable, la paix, la liberté, Pamitié. Toutcela, Monsieur, si je le trouve, me deviendra plus doux en-core , lorsque j’en pourrai jouir près de vous.
LETTRE
A M. D E C. P. A. A.
Février 17ÍÍ.
J’Attendois des réparations, Monsieur, & vous en exi-gez ; nous sommes fort loin de compte. Je veux croire quevous n’avez point concouru, dans les lieux ou vous êtes, auxiniquités qui font Pouvrage de vos confrères, mais il falloit,Monsieur, vous élever contre une manœuvre si opposée à Pes-prit du christianisme, Ôc si déshonorante pour votre état. Lalâcheté n’est pas moins répréhensible que la violence dans lesMinistres du Seigneur. Dans tous les pays du monde il estpermis à Pinnocent de défendre son innocence. Dans le vôtreon Pen punit, on fait plus,, on ose employer la religion à cetusage. Si vous avez protesté contre cette profanation, vousêtes excepté dans mon livre , & je ne vous dois point de répa-ration : si vous n’avez pas protesté, vous êtes coupable deconnivence, & je vous en dois encore moins.
Agréez, Monsieur, je vous supplie , mes salutations & monrespect.
4
M m m i