DIVERSES.
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LETTRE
A M. M E U R O N,
Conseiller s Etat & Procureur-Général à Neufchâtel,
Motiers le 9 Mars 176;.
HI e r , Monsieur, M. de Montmollin m’honora d’une visitedans laquelle nous eûmes une conférence assez vive. Aprèsm’avoir annoncé l’excommunicatíon formelle comme inévita-ble , il me proposa, pour prévenir le scandale, un tempéra-ment que je refusai net. Je lui dis que je ne voulois point d’unétat intermédiaire ; que je voulois être dedans ou dehors, enpaix ou en guerre, brebis ou loup. II me stt fur toute cetteaffaire plusieurs objections que je mis en poudre ; car commeil n’y a ni raison ni justice à tout ce qu’on fait contre moi,si-tót qu’on entre en discussion, je suis fort. Pour lui montrerque ma fermeté n’étoit point obstination , encore moins inso-lence , j’offris , si la Classe vouloir rester en repos, de m’en-gager avec lui de ne plus écrire de ma vie fur aucun point dereligion; il répondit qu’on se plaignoit que j’avois déjà priscet engagement, & que j’y avois manqué : je répliquai, qu’011avoir tort ; que je pouvois bien l’avoir résolu pour moi, maisque je ne Pavois promis à personne. II protesta qu’il n’étoitpas le maître, qu’il craignoit que la Classe n’eut déjà pris farésolution. Je répondis que j’en étois fâché, mais que j’avoisaussi pris la mienne. En sortant, il me dit qu’il feroit ce qu’ilpourroit; je lui dis qu’il feroit ce qu’il voudroit; & nous nous
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