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Tome douzième.
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LETTRES

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aille. Si l’on finit par me laisser en repos, je veux alors m’enaller ; c’est un point résolu. Que vouîez-vous que je fasse dansun pays où l’on me traite plus mal qu’un malfaiteur? Pourrai-je jamais jetter fur ces gens-là, un autre œil que celui dnmépris 6c de P indignation ? Te m’avilirois aux yeux de toutela terre, st je ressois au milieu d’eux.

Je fuis bien aise que vous ayez d’abord senti & dit la véritésur le prétendu livre des Princes. Mais savez-vous qu’on a écritde Berne à l’imprimeur d’Yverdun, de me demander ce livre 6cdel’imprimer; que ceseroit une bonne affaire ! J’ai d’abord sentiles soins officieux de l’ami Bertrand. J’ai tout de fuite envoyéà M. Félice la lettre dont copie ci-j ointe >> le faisant prier del’imprimer 6c de la répandre. Comme il est livré à gens qui nem’aiment pas, j’ai prié M. Roguin en cas d’obstacle, de vousen donner avis par la poste; 6c alors je vous serois bien obli-gé , si vous vouliez la donner tout de fuite à Fauche, 6c lalui faire imprimer bien correctement. II faut qu’il la verse leplus promptement qu’il fera possible à Berne, à Geneve 6cdans le pays de Vaud; mais avant qu’elle paroisse ayez la bontéde la relire fur Pimprimé, de peur qu’il ne s’y glisse quelquefaute. Vous sentez qu’il ne s’agit pas ici d’un petit scrupuled’auteur, mais de ma fureté, & de ma liberté , peut-être pourle reste de ma vie. En attendant Pimpreffion, vous pouvez don-ner 6c envoyer des copies.

Je ne ferai peut-être en état de vous écrire de long-tems.De grâce mettez-vous à ma place, 6c ne soyez pas trop exi-geant. Vous devriez sentir qu’on ne me laisse pas du tems dereste. Mais vous en avez pour me donner de vos nouvelles, 6c