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Tome douzième.
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LETTRES

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billets numérotés qui l’accompagnoient, je me sentis le cœuríì pénétré de ces tendres foins de votre part, que je m’épan-chai là—defîlis avec M. le Prince Louis de Wirtemberg, hommed\in mérite rare, épuré par les disgrâces, 6c qui m’honore defa correspondance 6c de son amitié. Voici là-dessus fa réponse ;je vous la transmets mot à mot. “ Je n’ai pas douté un moment„ que le Roi de PruíTe 11 e vous soutînt : mais vous me faites» chérir Mylord Maréchal ; veuillez lui témoigner toute la vi-,, vacité des sentimens que cet homme respectable rn’inspire.,, Jamais personne avant lui ne s’eft avisé de faire un journal« si honorable pour l’humanité

Quoiqu’il me paroisse à - peu - près décidé que je puis jouiren ce pays , de toute la fureté possible, fous la protection duRoi, fous la vôtre, & grâces à vos précautions , comme sujetde l’Etat (*) , cependant il me paroít toujours impossible qu’onm’y laisse tranquille. Geneve n’en est pas plus loin qu’aupara-vant, 6c les brouillons de Ministres me haïssent encore plusà cause du mal qu’ils n’ont pu me faire. On ne peut compterfur rien de solide dans un pays où les têtes s’échauffent tout-d’un-coup fans savoir pourquoi. Je persiste donc à vouloir sui-vre votre conseil 6c m’éloigner d’ici. Mais comme il n’y a plusde danger , rien ne presse ; 6c je prendrai tout le tems de dé-libérer 6c de bien peser mon choix , pour ne pas faire unesottise, 6c m’aller mettre dans de nouveaux lacs. Toutes mesraisons contre l 1 Angleterre subsistent, 6c il suffit qu’il y ait desMinistres dans ce pays-là pour me faire craindre d’en appro-

(* ) Lord Maréchal lui avoir obtenu des Lettres de naturalisation*

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