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Tome douzième.
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LETTRES

fait, j’avois depuis long-tems résolu d’y renoncer ; quand l’E-mile parut j’avoisfdéclaré à tous mes amis à Paris, à Geneve &ailleurs que c’étoit mon dernier ouvrage, dc qu’en l’achevant jeposois la plume pour rie la plus reprendre. Beaucoup de lettresme restent où Ton cherchoit à me dissuader de ce dessein. Enarrivant ici j’avois dit la même chose à tout le monde, à vous-même ainsi qu’à M. de M. 11 est le seul qui íe soit avisé de trans-former ce propos en promesse, & de prétendre que je m’étoisengagé avec lui de ne plus écrire, parce que je lui en avois mon-tré l’intention. Si je lui disois aujourd’hui que je compte allerdemain à Neufchâtel, prendroit-il acte de cette parole, & íi j’ymanquois m’en feroit-il un procès? C’est la même chose ab-solument, dc je n’aj pas plus songé à faire une promesse à M. deM. qu’à vous d’une résolution dont j’informois simplement l’undc l’autre.

M. de M. oseroit-il dire qu’il ait entendu la chose autrement ìOseroit-il affirmer, comme il l’ose faire entendre que c’est surcet engagement prétendu qu’il m’admit à la Communion ? Lapreuve du contraire est qu’à la publication de ma lettre à M.l’Archevêque de Paris, M. de M. loin de m’accuser de lui avoirmanqué de parole, fut très-content de cet ouvrage, dc qu’il enfit l’éloge à moi-même dc à tout le monde, fans dire alors unmot de cette fabuleuse promesse qu’il m’accuse aujourd’hui delui avoir faite auparavant. Remarquez pourtant que cet écritest bien plus fort fur les mystères dc même fur les miracles quecelui dont il fait maintenant tant de bruit. Remarquez encoreque j’y parle de même en mon nom, dc non plus au nom du.Vicaire, Peut-on chercher des sujets d’excommunication dans