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Tome douzième.
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LETTRES

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d’agir. Ií le lut avec plaisir, m’en parla avec éloge ; pas un motrqui sentit l’objection. Depuis lors il me vit long-tems encore,toujours de la meilleure amitié ; jamais la moindre plainte furmon livre. On parloir dans ce tems-là d’une édition généralede mes écrits. Non-seulement il approuvoit cette entreprise ,il desiroit même s’y intéresser : il me marqua ce désir que jên’encourageai pas, sachant que la compagnie qui s’étoit for-mée se trouvoit déjà trop nombreuse, &c ne vouloir plus d’autreassocié. Sur mon peu d’empressement qu’il remarqua trop, iliréfléchit quelque tems après que la bienséance de son état ne-ïui permettoit pas d’entrer clans cette entreprise. C’ess alorsque la Classe prit le parti de s’y opposer, êc fit des représenta-tions à la Cour.

Du reste, la bonne intelligence étoít si parfaite encore entrenous, «Sc mon dernier ouvrage y mettoit si peu d’obstacle que-long-tems après fa publication, M. de M. causant avec moi,me dit, qu’il vouloit demander à la Cour une augmentation deprébende, & me proposa de mettre quelques lignes dans la let-tre qu’il écriroit pour cet effet à Mylord Maréchal. Cette for-me de recommandation me paraissant trop familière, je luidemandai quinze jours pour en écrire à Mylord Maréchal aupa-ravant. 11 fe tut, & ne m’a plus parlé de cette affaire. Dès-lorsil commença de voir d’un autre œil les Lettres de la Monta-gne , fans cependant en improuver jamais un seul mot en maprésence. Une fois feulement il me dit : Pour moi je crois auxmiracles . J’aurois pu lui répondre : /’j crois tout autant quevous.

Puisque je suis fur mes torts avec M., de M.., je dois vous.