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Tome douzième.
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L E T T R ETS

qu’importe à M. de M. ? Craint-il que je ne me présente pourcommunier de sa main? Qu’il se rassure. Je ne suis pas aguerriaux communions comme je vois tant de gens l’être. J’admireces estomacs dévots toujours si prêts à digérer le pain sacré :le mien n’est pas si robuste.

11 dit qu’il n’avoit qu’une question très-simple à me faire dela part de la Classe. Pourquoi donc en me citant ne me fit—ilpas signifier cette question ? Quelle est cette ruse d’user de sur-prise , & de forcer les gens de répondre à Fin fiant même fansleur donner un moment pour réfléchir ? C’est qu’avec cettequestion de la Classe dont M. de M. parle, il rn’en réservoirde son chef d’autres dont il ne parle point, Sc fur lesquelles ilne vouloir pas que j’eusse le tems de me préparer. On fait queson projet étoit absolument de me prendre en faute, Sc dem’embarrasser par tant d’interrogations captieuses qu’il en vîntà bout. II savoir combien j’étois languissant & foible. Je neveux pas l’accuser d’avoir eu le dessein d’épuiser mes forces :mais quand je fus cité j’étois malade, hors d’état de sortir,Sc gardant la chambre depuis six mois. C’étoit l’hiver, il fai-íòit froid, Sc c’est pour un pauvre infirme un étrange spécifiaque qu’une séance de plusieurs heures , debout, interrogé fansrelâche fur des matières de Théologie, devant des Anciens dontles plus instruits déclarent n’y rien entendre. N’importe ; onne s’informa pas même si je pouvois sortir de mon lit ; sij’avois la force d’aller , s’il faudroit me faire porter ; on nes’embarrassoit pas de cela. La charité pastorale, occupée deschoses de la foi, ne s’abaisse pas aux terrestres foins decette vie,

VOUS