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Tome douzième.
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DIVERSES.

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le Consistoire, le Magistrat, le Gouvernement, le Gouverneur,le Roi même qui me protègent sont autant de rebelles à l’au-torité suprême de M. le Professeur de Montmollin.

L’anonyme demande Jl je ne me suis pas soumis commeCitoyen aux loix de VEtat & aux usages ; 6c de l’affirmativequ'assurément on ne lui contestera pas, il conclut que je mefuis soumis à une loi qui n’existe point & à un usage qui n’eutjamais lieu.

M. de M. dit à cela que cette loi existe à Geneve 6c que jeme fuis plaint moi-même qu’on l’a violée à mon préjudice.Ainsi donc la loi qui existe à Geneve 6c qui n’existe pas àMotiers, on la viole à Geneve pour me décréter, 6c on la fuità Motiers pour m’excommunier. Convenez que me voilà dansune agréable position! C’étoit fans doute dans un de ses mo-mens de gaîté que M. de M. fit ce raisonnement-là.

II plaisante à-peu-près fur le même ton dans une note furl’offre (*) que je voulus bien faire à la Classe, à condition qu’onme laissât en repos ( § ). II dit que c’est fe moquer , 6c qu’onne fait pas ainsi la loi à ses supérieurs.

Premièrement il fe moque lui-même quand il prétend qu’of-frir une satisfaction très-obféquieufe ôc très-raifonnable à gensqui fe plaignent quoiqu’à tort, c’est leur faire la loi.

Mais la plaisanterie est d’avoir appellé Messieurs de la Classemes supérieurs , comme si j’étois homme d’Eglife. Car qui ne

( * ) Offre dont le secret fut si biengardé que personne n’en sut rien quequand je le publiai, & qui fut si mal-honnêtement reçu qu’on ne daigna pasy faire la moindre réponse. 11 fallut

même que je fisse redemander à M. deM. ma déclaration qu’il s’étoit dou-cement appropriée.

(§) Voyez la lettre du ro Marsprécédent à M. de Montmollin.

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