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Tome douzième.
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LETTRES

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de ma voiture n’est pas arrangée, parée que je fais qu’on m 7 ena imposé : c’est une petite faute qui peut n’être que l’ouvrage-d’une vanité obligeante, quand elle ne revient pas deux fois.Si vous y avez trempé, je vous conseille de quitter une foispour toutes ces petites ruses qui ne peuvent avoir un bon prin-cipe quand elles fe tournent en pièges contre la íìmplicité. Jevous embrasse, mon cher Patron, avec le même cœur quej’efpere ôc deíïre trouver en vous.

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LETTRE

A U M Ê M E.

Weotton le 39 Mars

V^Ous avez vu, mon cher Patron, par la lettre que M.Davenport a dû vous remettre, combien je me trouve iciplacé selon mon goût. J’y ferois peut-être plus à mon aise íïl’on y avoit pour moi moins d’attentions ; mais les soins d’uníì galant homme font trop obligeans pour s’en fâcher ; & ,comme tout est mêlé d’inconvéniens dans la vie, celui d’êtretrop bien est un de ceux qui fe tolèrent le plus aisément. J’entrouve un plus grand à ne pouvoir me faire bien entendredes domestiques, ni fur - tout entendre un mot de ce qu’ilsme disent. Heureusement Mademoiselle le Vasseur me sert d’in-terprete, & ses doigts parlent mieux que ma langue. Je trouvemême à mon ignorance un avantage qui pourra faire com-pensation, c’est d’écarter les oisifs en les ennuyant. J’ai euhier la visite de M, le Ministre qui, voyant que je ne lui