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Tome douzième.
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LETTRES

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Pasteur d’une paroisse où l’on vouloir m’établir, vient nous voir.M. Hume, moi présent, lui fait mes excuses de ne savoir pasprévenu ; le Dodeur Maty, lui dit-il, nous avoit invités pourjeudi au Muséum où M. Rousseau devoir vous voir ; maisil préféra d’aller avec Madame Garrick à la comédie : on nepeut pas faire tant de choses en un jour. Vous m’avouerez,Monsieur, que c’étoit-ià une étrange façon de me capter labienveillance de M. Penneck.

Je ne fais ce qu’avoit pu dire en secret M. Hume à ses con-noissances ; mais rien n’étoit plus bizarre que leur façon d’enuser avec moi de son aveu, souvent même par son assistance.Quoique ma bourse ne fût pas vide, que je n’eusse besoin de cellede personne, &c qu’il le sût très-bien, l’on eût dit que je n’étoislà que pour vivre aux dépens du public, & qu’il n’étoit questionque de me faire saumoné, de maniéré à m’en sauver un peul’embarras ; je puis dire que cette affedation continuelle & cho-quante est une des choses qui m’ont fait prendre le plus en aver-sion le séjour de Londres. Ce n’est sûrement pas fur ce piedqu’il faut présenter en Angleterre un homme à qui l’on veutattirer un peu de considération: mais cette charité peut êtrebénignement interprétée, & je consens qu’elle le soit.’Avan-çons.

On répand à Paris une fausse lettre du Roi de Prusse, à moiadressée &c pleine de la plus cruelle malignité. J’apprends avecsurprise que c’est un M. Walpole, ami de M. Hume, qui répandcette lettre ; je lui demande si cela est vrai ; mais pour touteréponse il me demande de qui je le tiens. Un moment aupara-vant , il m’avoit donné une carte pour ce même M. Walpole,