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Tome douzième.
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DIVERSES.

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sauront que ce que M. Hume voudra leur dire, ne laissent pasde nous juger, cela m’est, je vous jure , très-indiíTérent. J’aiun défenseur dont les opérations font lentes, mais sures : jeles attends.

Je me bornerai à vous présenter une feule réflexion. IIs’agit, Monsieur, de deux hommes, dont fan a été amenépar l’autre en Angleterre presque malgré lui. L’étranger,ignorant la langue du pays , ne pouvant parler , ni entendre ;seul, fans ami, fans appui, fans conncissance, fans savoirmême à qui confier une lettre en fureté ; livré sans réserveà l’autre, & aux siens ; malade, retiré, ne voyant personne,écrivant peu , est allé s’enfermer dans le fond d’une retraite ,où il herborise pour toute occupation. Le Breton, homme actif,liant, intrigant, au miiieu de son pays , de fes amis , de ses pa~rens, de fes patrons, de ses patriotes, en grand crédit à la Cour,à la Ville ; répandu dans le plus grand monde, à la tête des gensde Lettres, disposant des papiers publics, en grande relationchez l’étranger, fur-tout avec les plus mortels ennemis dupremier. Dans cette position, il fe trouve que l’un des deuxa tendu des pièges à l’autre. Le Breton crie, que c’est cette vilecanaille, ce scélérat d’étranger qui lui en tend.'L’étranger seul,malade, abandonné, gémit & ne répond rien. Là-dessus levoilà jugé, & il demeure clair qu’il s’est laissé mener dansle pays de l’autre, qu’il s’est mis à fa merci, tout exprès pourlui faire piece, & pour conspirer contre lui. Que pensez-vousde ce jugement ? Si j’avois été capable de former un projetaulsi monstrueusement extravagant , où est l’homme ayantquelque sens, quelque humanité , qui ne devroit pas dire :

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