573
«
DIVERSES.
' !" .!!- g==^ = =-===gSa".'i-.!!^
LETTRE
A M Y L O R D MARÉCHAL.
Le 9 Août >766.
Le s choses incroyables que M. Hume écrie à Paris ílirmon compte, me font présumer que, s’il Pose, il ne manquerapas de vous en écrire autant. Je ne fuis pas en peine de ce quevous en penserez. Je me flatte, Mylord, d’être assez connu devous, ôc cela me tranquillise. Mais il m’accuse avec tant d’au-dace d’avoir refusé malhonnêtement la pension après savoiracceptée , que je crois devoir vous envoyer une copie fìdellede la lettre que j'écrivis à ce sujet à M. le Général Conway (*).Pétois bien embarrassé dans cette lettre, ne voulant pas direla véritable cause de mon refus , & ne pouvant en allégueraucune autre. Vous conviendrez , je m’assure, que fi l’on peuts’en tirer mieux que je ne fis , on ne peut du moins s’en tirerplus honnêtement. J’ajouterois qu’il est faux que j’aye jamais ac-cepté la pension. J’y mis seulement votre agrément pour condi-tion nécessaire, ôc quand cet agrément fut venu , M. Hume allaen-avant sans me consulter davantage. Comme vous ne pou-vez savoir ce qui s’est passé en Angleterre à mon égard de-puis mon arrivée, il est impossible que vous prononciez danscette affaire, avec connoissance , entre M. Hume &c moi ; sesprocédés secrets font trop incroyables, & il n’y a personne
( *) Celle du 12 Mai 1766.
4