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Tome douzième.
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DIVERSES.

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cette fois-ci les plus forts & qu’au lieu de vous laisser enle-ver comme cette année, vous nous aiderez à la retenir.

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LETTRE

A M Y L O R D MARÉCHAL.

U Décembre 1766.

Abréger la correspondance !.Myîord , que m’an-

noncez-vous, & quel tems prenez-vous pour cela? Serois-je dans votre disgrâce ? Ah î dans tous les malheurs qui m’ac-cablent, voilà le seul que je ne saurois supporter. Si j’aí destorts, daignez les pardonner, en est-il, en peut-il être quemes sentimens pour vous ne doivent pas racheter ? Vos bon-tés pour moi font toute la consolation de ma vie. Voulez-vous m’óter cette unique 6c douce consolation ? Vous avezcessé d’ccrire à vos parens. Eh ! qu’importe , tous vos parens,tous vos amis ensemble ont - ils pour vous un attachementcomparable au mien ? Eh ! Mylord, c’est votre âge , ce fontmes maux qui nous rendent plus utiles l’un à l’autre. A quoipeuvent mieux s’employer les restes de la vie qu’à s’entrete-nir avec ceux qui nous font chers ? Vous m’avez promis uneéternelle amitié, je la veux toujours, j'en fuis toujours digne.Les terres ôc les mers nous séparent , les hommes peuventsemer bien des erreurs entre nous ; mais rien ne peut sépa-rer mon cœur du vôtre , 6c celui que vous aimâtes une foisn’a point changé. Si réellement vous craignez la peine d’é-críre , c’est mon devoir de vous "épargner autant qu’il se peut»

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