ryo Me Moires
Aux Coloneis &c capitaines ii repre-sentoit le manquement de leur paye& leur pauvrete , en comparaisondes facultes que Schauenstein, Sa-lis , & Bruker acqueroient tous lesjours par le moyen des compagniesqu’ils avoient en France. Queceux-]a etoient les princes de la (s) Rhe-tie, &lesautresleurs valets. Qu’enla eour de France on s’imaginoitque ces trois familles etoient lapuissance de tout le pays, &C queles autres n’etoient que leurs crea-tures. Que fi la chance venoit ätourner, ceux qui embrasseroientle parti d’Espagne , ne seroient pasmoins recompenses de ce cote-la,que les autres Fetoient de la France.Aux ecclesiastiques protestans, ilfaisoit insinuer , qu’il avoit ete im-possible d’obtenir de la France , non-seulement le libre exercice de lareligion dans la Valteline , maisnon pas memc une petite eglise dans
(a) Du pays des Grisons,