DE R O H A N. 2-9$destous. Que les gens de guerre decette nation qui gardoient les pasia-ges du pays,avoient abandonne leurspostes , &C que par ainsi 1’entreeetoit toute ouverte aux ennemis.Les colonels memes Lc capitaincslui ecrivirent , qu’ayant patiente'jusqu’au bout , iis ne pouvoient pasdavantage se maintenir fur piedsans argent. Que leurs farrstllesetoient ruinees, & leurs maisonsen desolation , parce que , sclon lacoütume du pays , les biens des ca--pitaines sont obliges aux soldats.Qu’ils protestoient devant Dieu &les hommes de tout le mal qui enarriveroit. Qu’ils voyoient bien ledesordre qui pouvoit succeder decet abandonnement de postes ; maisqu’ils en avoient averti A temps &avoient marque le jour , afin qu’ony pourvut, comme en eftet iis l’a-voient fait ainsi.
Le duc a peine se pouvoit encorelui-meme remuer dans le lit ; deforte que ne pouvant donner autreordre , il ecrivit en France tout ce
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