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ne trouverez point etrange qii’on aittant tarde , quand vous fcaurez 1’etat011 jai ete & oü je suis encoreäpre-sent, vous pouvant bien assurer quec’est tout ce que je puis faire que deme remettre en deux mois, de forteque vous voyez par-la qu’il ne fautpoint parier du dessein de becco pourcette annee. Outre cela, je vous diraiqu’il eüt ete impoffible de 1’executer ,fi M. de Savoye n’eut envoye les trou-pes süffisantes pour s’emparer dupontdu cote de delä.
Pour ce qui est de 1’etat de cettearmee , je vous dirai que si la pestecontinue, comme eile fait depuisdeuxmois , notre infanterie fera reduite äfort petit nombre. Quant a la cavale-rie , eile s’est assez bien maintenuejufqu’ici , & il est tres-certain que nousen avons plus qu’il n’en faut; mais jene f$ai point de voie pour m’en de-charger : car , quant k ce que S. M. mecommande d’envoyer 400 chevaux 4M.deParme, c’est une chofe que je jugeimpoffible, n’y ayant point lieu pourles faire passer , si vous ne m’ordon-nez qu’ils prennent la route de Ia Suis-se & de Ia Savoye , pour Iequel essetil faut un commissaire avec argent