v r R o h a N. 371
J’etois encore si foible , que nepouvant passer les montagnes , jepriai M. Lafnier,lors ambassadeur auxGrisons &c intendant de 1’armee , dese transporter ä Coire, ce qu’il fit.Mais au lieude lesadoucir,il lesgour-manda & menaga , de sorte que de-le spe res , iis abandonnerent leurspostes , se saisirent de Ia ville deCoire , allerem loger leurs troupesdans le milieu du pays, s’obligerentpar serment de ne se desunir pointieruns les autres.
II faut ici considerer qne commeil nous avoit bien reufli en 1’emplordes regimens Grisons qui avoientmaintenu les peuples en bonne hu-meur , ausii leurs mecontentemenfrfirent un esset tout contraire, les alie-nant de nous de teile sorte, qu’ils sejoignirent k eux par une assembleegenerale.
Ces cesordres me contraignirentde me faire transporter en chaise kCoire oüjetächaide les ramenerpardouceur. Mais M. Lasnier par la con-tinuatiori de les menaces & violen-ces , en gätoit plus en ure heure , qu^je n’en pouvo ; s accommoder en unmois. Sur ce potnt arriva la modifi.-