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l’huile ou du mercure bouillant. Maiscomme nous ne fçavons rien d’absolu-ment certain fur le moindre degré dechaleur possible , nous devons , com-me je le diíbis tout à l’heure , nouscontenter d’observer les différencesarithmétiques des divers degrés dechaleur des corps , quoique nous nepuissions pas déterminer leurs rapportsréels & absolus, que nous n’ayons ac-quis une eonnoissance plus parfaite dela nature des choses que nous ne sa-vons à présent. II est bon de connoítreles bornes étroites de nos facultés, &d’avouer modestement notre ignoran-ce , ayant toujours présent à l’espritcet excellent axiome du ChancelierBacon ( r ) : Homo , naturx tninìjler &interpres , tantum facit & intelligit quan-tum de ordtne naturce opéré vel menteobfervaverìt : ne c amplius sctt aut potefl.Si nous parvenons jamais à un plushaut degré de eonnoissance que celuidont nous jouissons actuellement , cene fera , comme le pensoit ce grandHomme , que par le moyen de l’expé-rience & de l’observation.
( 7 ) .N ov. V'itin, 1.2.