194 Degrés de chaieurêtre produit par un degré de chaleurfort peu supérieur au i oo me . De-là leDocteur Hales ( e ) & le Docteur Ar-buthnot (/), conduits par l’autorité deBoerhaave , soutiennent que la cha-leur naturelle du sang humain appro-che fort près du degré de coagulation.Mais j’ai vû des fièvres, qui n’étoientpas fort violentes, dans lesquelles jeme suis assuré, en observant la chaleurde la peau, que le sang étoit de 5 ou 6degrés au-deíîus du ioo me , fans que jecraignisse un pareil accident, Sc sansqu’il en résultât d’aussi funestes effets * *.Une semblable chaleur , íì le maladeétoit négligé ou mal-traité, peut à lavérité, comme l’observe très-justementHippocrate (ja), dissiper les parties les
(V) Hœmafl. p. 104. 105.
(s) Ess- on a ’ r ?• ri4- rii.
(g) IV. De Mort. XXIII ,13. pc.
* Dans la fièvre que j’ai eu dernierement, lachaleur de tna peau , étoit au plus haut point del’accès de 10S degrés, & par conséquent cellede mon sang de 107ou 108 degrés.Et déplus,ce qui est fort remarquable , au commencementde l’accès, lorsque j’étois tout tremblant, &que je ressemois le plus grand froid , ma peauétoit cependant de 2 ou 3 degrés plus chaudeque dans l’état naturel.