de là chaleur Animale. 299sang lui-même. De-là il est aisé devoir que les pertes respectives de cha-leur par les poumons & par le restedu corps , ne peuvent être en raisonde leurs surfaces de contact avec lefroid extérieur. II n’est pàs aisé de dé-terminer quel peut être ce rapport ; jecrois cependant qu’il est très-probableque nous saisons au moins la moitié denotre perte de chaleur par le moyendes poumons dans la respiration.
Il reste à sçavoir maintenant si ,dans cette supposition , le frottementdes globules peut être aussi grand dansles capillaires des poumons , que danstoutes les autres parties du corps pri-ses ensemble. J’avoue que cela me pa-roît incompatible , non - seulementavec le degré de cohésion des globu-les, & avec la íhbstance tendre & déli-cate des poumons , mais principale-ment avec la grande vitesse du mou-vement du sang à travers ces vaisseaux.Nous avons donc de bonnes raisonspour croire que la quantité de chaleurengendrée dans ce viscère , ne peutêtre équivalente à sa perte. D’où ilsuit que le sang doit être rafraîchi en