des Suisses. _ 151
fat conquise une (a) seconde fois par k sarmes de la France , une Province limi-
(a) M. de Voltaire [fiécle de Louis XlV.Tom. I. paj. io:. Berlin , r 7 ; iin i . ) écritquele Roia vec un million d’argenr comptant &une assurance de six cent nvile livres, déterminales Suidés à ce qu’il voulut » & que le palïîigefut refusé par les Treize Cantons, aux trou-pes de l’Empereur & de l’Espagne. Nousavons motivé le refus du passage. Maisnous croyons que M. ds Voltaire seroit fortembarrailé , si on exigeoit de lui qu’il prou-vât que Louis XIV ait déterminé par argentles Suisses à ce qu’il voulut, lorsqu’ii médi-toit en 1674 la seconde conquête de la Fran-che-Comté. L’indolence de la Cour d’Espa-gne & nullement la prétendue corruption desCantons , facilita la conquête de cette Pro-vince. Le détail que nous avons fait des dé-marches des Cantons pour assurer la neutralitéde la Franche-Comté ; démarches que les len-teurs des Espagnols rendirent toujours inutiles,justifie assez les Suisses contre le reproche deM. de Voltaire. Cette Facilité d’adopter desbruits populaires, & de leur donner un tonaffirmatif nous surprend dans i’ouvrage d’unEcrivain célébré. Nous sommes également éton-nés de voir que M. de Voltaire qui a eu uneattention singulière à rapporter mille anecdotesfur la politique de Louis XIV, & qui a" crumême devoir transmettre à la postérité les in-trigues les moins intéressantes, n’ait pas faitmention dans son ouvrage ni de l’aliiance deLouis XIV avec les Suisses, ni du Congrès
G liij