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ïl voulut encore lui marquer sa satisfaction patde riches présens. Le Comte d’Arondel le char-gea de faire des copies des portraits, du RoiHenri VIII, de Thomas Morus & d’Erasme, quiétoient peints par Holbeen. II les copia si fidè-lement , & imita si bien la maniéré de ce maître ,que les artistes s’y trompèrent. L’envie que cetartiste a volt de porter son talent jusqu’à la perfec-tion , le détermina à se rendre en Italie, il s’em-barqua & vint à Venise. La vue des ouvrages daTitien & de Paul Veronèse, le ravirent d’admi-ration. II passa à Bologne ; les chefs - d’œuvres decette Ecole frappèrent auíïi ses yeux, il travaillafans relâche d’après ces divers modelés, & eut lasatisfaction de voir ses talens s’accroître , & fa ré-putation s’établir.
Le Roi d’Espagne ayant chargé le CardinalBarberin de lui faire faire douze tableaux, parles plus grands maîtres, Sandrart eut la gloire dese voir sur la liste de ceux qui avoient été nom-més par ce Cardinal, & de s’y trouver avec leGuide, le Pouffin , le Dominicain, St plusieursautres grands peintres de son tems.
II visita toutes les villes dTtalie, & partout iltravailla avec succès pour fa gloire & pour soninstruction. II destina les vues des différens payspu il passa , & tout ce qui lui parut mériter l’at-
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