ÉCOLE ALLEMANDE 19
ìiiers, Brawer, & les autres Flamands, & dontla plupart ne font que des tabagies* des cabarets*des cuisines & des écuries.
Ce maître est un de ceux des Pays -Bas > qui adonné le plus de vérité aux objets quil a peints *& mieux entendu le clair-obscur. Par une intelli-gence judicieuse, il passe par des teintes imper-ceptibles , de la plus grande obscurité à la plusvive lumière : c est ce qu il a exprimé particulière-ment dans des écuries & dans différentes fabriques*dont il se plaisoit à représenter l’intérieur. Sonpinceau fondu & précieux, conserve avec le moel-leux le plus tendre, une touche fine, légere 8 cspirituelle. II faisoit si bien les petites figuresqu’il étoit souvent sollicité pour en embellir lespaysages des plus fameux artistes de son pays.
Le dessein d Adrien Van - Ofiaâe est peu cor-rect , 8 c ses figures font quelquefois lourdes &courtes, dans le goût des Flamands, ordinaire-ment plus attachés à la beauté du coloris, qu ala correction du dessein.
Adrien exerça long tems son art à Harlem ,avec beaucoup de réputation & de succès, 8 cmourut à Amsterdam en i68y, âgé de soixante -quinze ans.
Outre Isaac Van-OJïade son frere, qui peignait
dans le même goût, & qui mourut fort jeune,
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