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114 ÉCOLE FLAMANDE.
fer de justes éloges à tout ce qui représente fidè-lement la nature , dans quelque .genre que ce soit.
Sa réputation s’étant généralement répandue,non-seuiement dans son pays, mais même chezles étrangers, il fut reçu dans la société des pein-tres d’Anvers, qui se firent honneur de I’admet-tre dans leur corps académique.
Quoiqu’il soit sorti de la main de cet artiste ungrand nombre de tableaux, ils sont cependantaujourd’hui aussi rares & auffi recherchés qu’ils sontprécieux; le soin avec lequel il les finissoit, n’afait qu’ajouter à leur perfection. On lui reprochefeulement d’avoir mis trop de bleu dans ses loin-tains , & quelquefois un peu trop de crudité dansses couleurs. Il se plaisoit à orner de figures &d’animaux les ouvrages de ses amis, tels que ceuxde Van-Baalen, Steenwick, & autres, ce qui ajouteun nouveau prix aux tableaux de ces maîtres.
Breughel, dans les tableaux d’histoire, faisoitentrer, comme on l’a dit, des fleurs, des fruits ,des oiseaux, des animaux, & toutes sortes deplantes;- il faisoit le paysage pour Rotenhamer.Rubens même s'est servi souvent de cet artiste,pour peindre les fonds de ses tableaux, où Breu-ghel, animé par la gloire d’unir ses talens à ceuxde ce grand peintre, s est souvent surpassé..