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dont il obtint la bienveillance par les portraitsqu’il fit de lui, & des Seigneurs les plus distin-gués de la Cour. Il y fit auffi plusieurs tableauxd’histoire, dans lesquels on connut son érudition& ses talens pour la peinture.
LeDuc de Bragance, depuis Roi de Portugalprotecteur & ami des arts, fit engager Rubens àle venir trouver à Villa-Viciosa, ou il faisoit sarésidence ; & ce Prince fut auffi satisfait de fapersonne que de ses talens.
De retour à Mantoue, le Duc l’envoya à Romepour étudier les ouvrages des grands Maîtres ; il serendit ensuite à Venise, où les travaux du Titien ,& de Paul Veronèse, l’arrêterent. Ce sut dans cetteexcellente école du coloris, qu’il a puisé les régiessûres de cette partie la plus agréable de la pein-ture, & dans laquelle il s’est montré si supérieur.II retourna à Rome, où il fit plusieurs tableauxd’auteis , dans lesquels on remarqua les progrèsqu’il avoit faits pendant son séjour à Venise. IIpaflà à Gênes, où il fit pour les Jésuites difiérenstableaux d’histoire.
Une maladie qui survint à sa mere l’engagea àse rendre à Bruxelles, & peu de tems après, ilforma le projet de retourner à Mantoue; maisî’Archiduc , informé de ce dessein, lui dit qu’il