4Z6 ÉCOLE FRANÇOISE.
Comme il s’étoit marié avec la fille du Lieute-nant-trénéral de Sens, il avoit formé dans cette"ville, une espece d’établissement ; mais il ne s’yfixa point, & il passoit à Paris la plus grand partiede Tannée. Il se fit une grande réputation sous lesregnes de Henri II, deFrançois II, de Charles IX& de Henri III, qui lui donnerent des marquesde leur estime.
II peignit long tems fur verre, genre alors fortà la mode, & il nous reste de lui plus de ces sor-tes de peintures, que de ses tableaux fur toile.
II exerça la scupture avec succès. On en peutjuger par le tombeau de TAmiral Chabot ,qu’on voit aux Celestins à Paris, dans la Cha-pelle d’Orléans.
II entendoit très-bien la perspective & la géo-métrie , sçavoit l’anatomie, & étoit habile dans^architecture.
t 11 a même écrit fur plusieurs matières avecbeaucoup de jugement & d’intelligence. U a laisséun petit Livre fur les Proportions du Corps Hu-main , qui est généralement estimé.
Le dessein des figures de Jean Cousin tenoit decelui du Parmesan. II mettoit beaucoup d’expresslion dans ses têtes, de la correction dans Texé-cution générale de ses tableaux, & faisoit voir•une grande noblesse dans ses pensées.