DE LOUIS XIV. LIV. XVII.
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tes affaires cessantes, vous ayez à faire diligemment informer des faits „ ! 1 1 ■
particulièrement exprimés par les lettres patentes, que nous vous en- „ i 6 f 4 .
voyons, leurs circonstances Sc dépendances, & procéder en cela selon „les formes qu’elles vous prescrivent, & avec la diligence que la matière „le requiert & que vôtre devoir vous oblige d'y apporter; pour, l'in- ,,formation rapportée lorsque nôtre Parlement tiendra, être procédé à „l’instruction du Procès criminel dudit Cardinal & de ses complices, „selon les loix & l’usage pratiqué dans le Roïaume au regard des cri- „mes de Lèze-Majesté ; & n’y faites faute fur peine de nous déplaire ; „car tel est nôtre plaisir
Ces procédures, l’idée qu’on avoit communément de l’esprit sac-La conduitetieux & brouillon du Cardinal de Retz, sa démission, les grandes ré- de la Oourcompenses qu’on lui donnoit à la place du poste où il ne convenoit pas, ^Public,le foin qu’on eût de gagner les Prêtres & les Religieux, par-deífus toutcela, les grands succès qu’on eût en Flandre, calmèrent les esprits. LePrélat lui-même intimidé, ou se contentant des embarras qu’il suscitoit àson ennemi, n’écouta point les conseils violens qu’on lui donnoit de touscôtés. Loin de faire tout le mal qu’il auroit pû par des censures & desinterdits, il consentit à nommer un Grand Vicaire agréable à la Cour.
J’ai rapporté cette affaire de suite pour n’être plus obligé d’y revenir. Jel’ai rapportée le plus succinctement qu’il m’a été possible, par ce que cerègne est si plein de grands événemens , que je ne fìnirois point si jevoulois les rapporter avec une certaine étendue. Je ne puis pourtantm’empêcher de faire quelque réflexions fur celui-ci.
L e Procès du Prince de Condé avoit été achevé en deux ou trois Réflexion*séances ; on n’ôsa entreprendre celui du Cardinal de Retz. II est vrai que cettele Prince portoit actuellement les armes contre son Souverain , Sc que son affdire ’crime étoit plus que notoire ; mais ce n’étoit ni le défaut de crime, nile défaut de notoriété qui arrêtoit à l’égard du Cardinal ; c’étoit les privi-lèges attachés à l’Etat Ecclésiastique en général, & au Cardinalat en par-ticulier ; comme si l’Etat & le caractère qui exige plus de vertu devoitmettre à couvert de la punition du crime. Quel inconvénient y auroit-ilqu’un Ecclésiastique fût jugé & puni comme un Laïque ? Le poste d’E-vêque, fur tout de la Capitale d’un Roïaume, est important. II ne peutêtre indifférent au Souverain qu’il soit en telles ou telles mains, & c’éstune espèce de tyrannie , que d’exiger qu’il ne puisse reformer son choix,s’il arrive qu’il se soit trompé, & qu’au-lieu de donner à cette principalepartie de Ion peuple un Pasteur capable de les conduire dans la bonnevoïe, il leur en ait donné un qui les divise entr’eux, & les soulève con-tre l’autorité légitimé , pour satisfaire son ambition & ses reífentimens.
I l n’est guères possible de comprendre fur quoi on a pû dire, quele serment de fidélité n’est point nécessaire pour qu’un Evêque exerce surson troupeau la juridiction que lui donne le caractère Episcopal. Cesprétentions font également odieuses & déraisonnables. Enfin est - il bienvrai, qu’une convention de la nature de celle qu’avoit faite le Cardi-
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