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Tome second.
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D E L O U I S X I V. L I V. X X.

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qu’il prétendent. II marcha à Mardik , & l’investit le dernier de septem- »—bre. II n’avoit point encore reçu de nouvelles, mais tous les Officiers 1 <557.de la Flotte Angloise, qui étoit fur les côtes dans l’impatience d’agir,

& ceux des troupes de terre, rassurèrent que cette entreprise plairoit àleur Maître.

C’e'toit peu de chose alors que Mardik. Tous les dehors, qui N assiègeavoient arrêté si longtems le Duc d’Orléans, en mille íix cent quarante-cinq , avoient été ruinés. II ne restoit plus que le corps de la Place, qui à. p agt ,

ar y aller & pour revenir 226.

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ecoienr 11 auncues , que ce grana capitaine neutaroit à cette entreprise.

MémoiresHistoriquesU Chronolo-

longtems s’il s’engage-

La tranchée fût ouverte les premiers jours d’octobre. Le vent re- giques.poussa quelque tems la Flotte Angloise, & l’empêcha de fermer le pas- fj™ c * urt a ìsage aux barques de Dunkerque. Dès que ce commerce fût interrompu,on fût assuré du succès. On battit d’abord le Fort du Bois. Ceux qui Montglat ,le gardoient l’abandonnèrent ; ils furent coupés dans leur retraite, & faits tom - 4 - f a g-prisonniers de guerre. Dès la prémière nuit', on s’approcha fort près ^de la contrescarpe. Le lendemain, on y fit une attaque générale, on t om. pag.l’emporta de tous côtés, on s’y logea, & fans perdre de tems on commen- ;2r.ça à la percer pour descendre dans le fossé. Les assiégés voyant qu’on Vie du c Fr ™-commençoit à y jetter des fascines pour le combler, demandèrent à capi- c * ag e 47 °£tuler. Ils étoient au nombre de six ou sept cent ; tous furent prison-niers , à l’exception du Gouverneur.

L a conservation de cette Place étoit bien plus difficile que n’en avoitété la conquête. 11 s’y rencontra des difficultés prefqu’infurmontables. Leplus sûr eut été de la raser, mais ce parti avoit de íi fâcheuses conséquen-ces pour l’Alliance d’Angleterre , qu’on ne pût s’y résoudre. D’ailleursl’Ambassadeur de Cromwel s’étoit rendu à l’Armée , & avoit apporté unordre du Cardinal de faire tout le possible pour le siège de Dunkerque,ou de Gravelines ; l’un & l’autre étoit impratiquable ; l’Ambassadeur lui-mê-me en convint, & l’on ne pensa qu’à sauver Mardik. Si l’Armée avoitpû séjourner quelque tems autour de cette Place, on l’auroit mise enétat de défense. Le manque de fourrages obligea de décamper promp-tement. On vouloit se cantonner autour de Gravelines, on ne le put ;les pluies furent excessives, il fallut revenir à Bourbourg. Les che-mins étoient si mauvais, que l’on fût obligé de laisser le canon. Onfût trois jours à passer les digues, avec des incommodités excessives.

Il fallut céder au mauvais tems. On laissa deux mille hommes à Difficulté deBourbourg, sept à huit cens Anglois à Mardik, & on marcha à Rumin- conservergen, le lieu le plus proche où l’on pût trouver de la terre ferme pour q U( s tecamper. On y demeura six semaines , pendant lesquelles on fit Qumcy,des travaux immenses. On rendit navigables les Canaux de Calais à la tom - 1rivière d’Aa, on établit des Forts fur cette rivière ; on mit Bour- 226 ‘bourg en état de défense ; on fit des chemins pour faire communi-

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