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Tome second.
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HISTOIRE

I6s7-

Ibid. 191.

Ibid. 196.

Le Clerc ,tonu r, pag.

383 -

„ Le premier des deux qui fera délivré de ses attaques, emploiera tou-„ tes íès forces au secours de celui qu’il attaquera encore

Ils réussirent à détacher TElecteur de Brandebourg de l’Alliance duRoi de Suède. Le seize de septembre cet Electeur, malgré ses engage-mens de Tannée précédente, fit fa paix avec le Roi & la République dePologne. II s’obligea de restituer tout ce qu’il avoit pris fur cet Etatdepuis son union avec la Suède. En reconnoissance de cette cession, ouplutôt, pour acheter son secours & se délivrer des maux qu’il pouvoitfaire, on lui céda la Souveraineté indépendante de la Prusse Ducale ,dont Albert de Brandebourg, Grand .Maître de l’Ordre TeUtonique ,avoit le prémier fait hommage à la Pologne, en mille cinq cent-vingt.On lui céda encore Elbing & quelques autres Places, à condition qu’onpourroit les retirer en lui payant deux cent mille écus. A la fin de cet-te année, le même Electeur s’unit avec le Dannemark & Léopold Roide Hongrie, pour la défense réciproque de leurs Etats & Domainescontre les insultes de la Couronne de Suède. Les traités portoient,qu’ils agiroient à forces communes par Terre & par Mer contre cetteCouronne, & qu’ils ne cesseroient point de lui faire la guerre , qu’ilsn’en eussent obtenu une juste & raisonnable satisfaction. Les Hollandois,qui s’intéressoient fort à cette guerre à cause de leur commerce , & quine voioient qu’avec peine la grande union de la France & deCromwel,s’unirent plus étroitement avec le Dannemark & le Roi de Prusse. Ilsne fe déclarèrent pas ouvertement, mais on étoit assuré qu’ils le fe-roient au besoin.

L a France s’intéressoit fort à ces négociations, d’autant plus qu’el-1e fentoit, que la jalousie qu’on avoit contr’elle en étoit le motif, &qu’elle auroit voulu que la partie eût été plus égale, afin que la divi-sion durât plus longtems. Ses Ambassadeurs eurent ordre d’en traverserle succès. Ils le suspendirent pendant quelques tems, du moins par rap-port aux Etats-Généraux. Elle y suppléa par les grosses sommes d’ar-gent qu’elle fit tenir en Suède ; par-là elle occupa ces différentes Nations,& mit la Branche d’Autriche d’Allemagne hors d’état de secourir celled’Espagne aussi puissamment qu’elle Tauroit souhaité.

Tant de Puissances liguées contre le Roi de Suède ne le déconcertè-rent point. II fe fit de nouveaux amis. Ragotski, Prince de Transylvanie,séduit par les visions du fanatique d’Abrielus, qui Pavoit flatté de la con-quête d’un Etat étranger, fe ligua avec Gustave, à condition qu’il gar-derait les conquêtes qu’il ferait. II entra en Pologne à la tête de trentemille hommes, sous prétexte que les Polonois lui avoient fait un affrontdans leur dernière Election, en lui préférant Casimir. Tout plia devantlui. Le Prince Lubomirski leva le siège de Cracovie à son approche.

Les choses changèrent dans la fuite. Le Dannemark, toujours en-nemi de la Suède & jaloux des prospérités de Gustave , lui déclara la guer-re au commencement de juin. Ce Prince quitta aussitôt la Pologne pouraller contre ce nouvel ennemi. Ragotski eût fur les bras, les Polonois,les Impériaux, les Brandebourgeois. II fût défait au passage de la Viítu-

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