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DE LOUIS XIV. L IV. XXI. 427
Il parut d’abord qu’on ne vouloit que bloquer Ypres, non l’aíTiéger.Dom Juan & le Prince de Condé y furent trompés & ne prirent aucunesmesures pour la secourir, ni même pour être en bonne posture quandelle seroit prise ; de sorte qu’après qu’elle se fût rendue ils furent aussi em-barrassés qu’ils l’étoient auparavant, L’Armée Françoise fût sept à huitjours devant cette Place, lans faire autre chose que de creuser quelquesfossés devant les avenues les plus faciles. Elle répara cette inaction parla vivacité dont elle poussa ce siège. Dès que les convois furent arrivéson ouvrit la tranchée, à la faveur d’une hauteur, qui n’est qu’à cinq centpas de la Place, & derrière laquelle on peut mettre beaucoup de trou-pes à couvert. II y eut deux attaques. Le second jour on s’approchatort de la contrescarpe. Le Vicomte de Turenne ne voulant pas donneraux ennemis le loisir de se reconnoître , & de faire quelqu’entreprise pourle secours de la Place , ou de faire ailleurs quelque diversion, résolutde faire emporter la contrescarpe. Pour cet effet il renforça la gardeordinaire de cinq cens Anglois; il les mit derrière la hauteur entre lesdeux attaques ; ils marchèrent en même tems que les François fur unfront d’environ trois cent pas ; la contrescarpe sût emportée sans granderésistance; ils attaquèrent ensuite les demi-lunes & en prirent trois.Le Prince de Ligne & quelques autres Officiers se sauvèrent avec pei-ne sur une planche qui traversoit le fossé. Un Capitaine Angloiscroïant être suivi des siens & des François, les suivit jusques dans laVille.
La quatrième nuit on établit la communication de la contrescarpe &des demi-lunes; on fit la descente dufossé, & tout le jour on porta desfascines pour le remplir ; le lendemain on capitula. Le Prince de Lignefût traité avec honneur. II sortit avec deux pièces de canon, & fûtconduit à Courtrai avec six ou sept cent chevaux & mille ou douze censhommes de pied. Le jour même, vingt-quatre de septembre , deuxmille hommes allèrent attaquer le Château de Confines fur la Lys, quiest un passage considérable. Toute l’Armée y marcha ; il sût pris en troisjours. On y passa la Lys. Après avoir séjourné à Turcoin, gros bourgentre Menin & Lille, où les troupes trouvèrent des vivres en abondan-ce, on marcha fur l’Eicaut à Efpierres, entre Tournai & Oudenarde.On y fit deux ponts pour être à portée de fortifier cette dernière Place,& la pourvoir de munitions de guerre, qui y vinrent de France parDunkerque & par Ypres.
Cette marche fur PEícaut embarrassa étrangement les ennemis, &les rejetta dans leur prémière confusion. Le Prince de Condé demeura à,Tournai, Dom Juan & le Marquis de Caracène se postèrent à Tenre-monde sur l’Escaut, entre Anvers & Gand, dont ils étoient fort inquiets.Ils mirent aussi quelques troupes à Tenre, pour couvrir Bruxelles, eiiattendant que les mauvais teins obligeassent l’Armée Françoise de se re-tirer. 11 s l’attendirent long-tems. Élie étoit campée dans un lieu pleinde fourrages, où elle se remettoit tranquillement de ses fatigues ; elle
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Elle se rend.Turenne ,tout, ;. pug.
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Rienamrt ,tom. 2, pag,
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